Une canette de soda victime d’incivilité


Image parFelix Wolf de Pixabay

La pauvre est encore sous le choc. Les yeux rouges et la voix tremblante, elle nous raconte sa mésaventure, un problème de société bien trop commun.

Janine, jeune canette de 33 cl, vient de vivre un événement qui laissera en elle de profondes cicatrices. Tout commence lors d’une pause de midi, semblable à toutes les autres. « Peu de temps après avoir quitté l’usine où l’on m’a rempli de soda, j’ai été expédié chez un vendeur de sandwichs du centre-ville. Un commerçant sympathique qui me plaça immédiatement dans son réfrigérateur vitré afin que les clients puissent bien me voir. Dès le lendemain, un homme m’acheta avec un pan bagnat. À ce moment rien n’indiquait ce qui allait se produire. J’ai peut-être été aveuglé par mon bonheur… Trop heureuse de pouvoir enfin désaltérer un client, je n’ai pas remarqué les signes avant-coureurs. »

« C’était ma destinée »

Prenant une profonde respiration, Janine poursuit son récit. « Il m’a amené au parc. Des amis l’accompagnaient. Ils se sont assis dans l’herbe et ont débuté leur repas. Tout se déroula à merveille. Mon propriétaire dévora le pain bagnat en premier puis commença à me boire, petit à petit. J’étais comblée. Et puis… c’est arrivé. » Secouée, la cannette marque une pause avant de continuer. Son émotion est palpable. « Une fois vide, il m’a oubliée. Lui et ses compagnons sont partis et m’ont laissé sur place… il… il n’est pas allé me jeter dans la poubelle. Elle ne se trouvait pourtant qu’à quelques mètres ! La rejoindre, c’était ma destinée ! » Paresse, étourderie malencontreuse, acte délibéré ? Nous ne savons toujours rien du mobile de l’incivilité et la police recherche encore le malfaiteur et ses comparses.

« Il m’a brisé »

Malheureusement, l’infortune de Janine ne s’arrête pas là. Le pire reste à venir. « Je me trouvais là, perdu dans l’herbe, sans savoir quoi faire, ni quoi penser. Je ne réalisais pas entièrement ce qui venait de se produire. C’est alors qu’un chien est arrivé et il a… il a… » la pauvre s’effondre en pleures. Traumatisée, elle ne parvient pas à relater la manière dont l’animal l’a souillé. En fin d’interview, elle réussit à articuler : « En oubliant de me jeter, il m’a brisé ».

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